Nos cépages


Le Pineau d’Aunis

Autrefois appelé chenin noir, le pineau d’Aunis est un cépage de vigne connu et planté en France depuis l’Antiquité. C’est le plus ancien cépage de Loire.

En France, la culture du pineau d’Aunis s’étend sur environ 539 ha (en 1999), principalement dans la Vallée de la Loire.

C’est un cépage vigoureux, fertile, et selon le mode de conduite sa durée de vie peut dépasser facilement les 80 ans. Les vins obtenus sont peu colorés (rouge rubis) pouvant se garder, mais pouvant aussi se consommer dans l’année. Pour ses arômes, on évoque souvent la framboise et le poivre.

Son encépagement se trouve principalement dans le nord de la vallée de la Loire, notamment sur les aires d’appellations contrôlées Coteaux du Vendômois (Loir-et-Cher) et Coteaux-du-Loir (Loir-et-Cher et sud Sarthe). C’est un des cépages caractéristiques de l’appellation Coteaux du Vendômois, à partir duquel sont produits les vins gris, typiques de cette région.

Le Chenin

Le chenin, aussi appelé chenin blanc, est un cépage blanc de vigne. « Certains auteurs feraient remonter l’antériorité de ce cépage au XI°,X° , même VI° siècle, cependant même si la présence de la vigne est bien attestée en Anjou dès ces époques là, rien ne permet d’affirmer qu’il s’agisse du chenin. Les résultats des analyses moléculaires et génétiques ne permettent pas de dater son apparition mais montrent maintenant clairement que le chenin est un descendant ( semis) du savagnin. Il est fait état qu’au début du XVI° siècle des efforts sont accomplis par Thomas Bohier au chateau de Chenonceaux et par son beau frère l’abbé de Cormery , au manoir du Montchenin, sur les pentes de l’Echandon pour essayer d’acclimater des cépages réputés venant de toute la France.

Ces démarches se sont développées sous François 1er et il est probable que le chenin ait fait son apparition à cette époque là vraisemblablement à partir d’un pépin récolté près d’Artois. » Jean Michel Boursiquot Montpellier SupAgro,Institut des Hautes Etudes de la Vigne et du Vin dans Le Chenin, histoire et actualités Journée d’étude vendredi 28 août 2015 Faye d’Anjou.

Le Gamay

Les différentes sources convergent pour faire venir ce cépage du hameau de gamay sur la commune de Saint-Aubin, sur la côte de Beaune.Abondamment planté dans toute la Bourgogne au Moyen Âge, il finit par concurrencer le pinot noir et faire du tort à la réputation des vins. En effet, il est plus productif et, à l’époque, la quantité procurait de meilleurs rapports, même au détriment de la qualité. Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, finit par s’en émouvoir, craignant pour l’approvisionnement de sa table1.Il ordonne d’arracher le gamay, dénommé le « vil et déloyal plant », jusqu’à Mâcon, réservant le gamay au Beaujolais, prouvant que, dès cette époque, on connaissait déjà l’influence de la nature des sols sur les vins.

C’est à partir de là que les deux vignobles vont conquérir leur gloire, chacun ayant son cépage rouge. Le gamay colonise les coteaux granitiques, entre Mâcon et Lyon, faisant dire qu’à Lyon coulent trois rivières, le Rhône, la Saône et le Beaujolais.La qualité des vins du Beaujolais attire les regards. Les vignerons du Val de Loire plantent, à leur tour, ce cépage qui leur permet de produire des vins vite prêts à la commercialisation.

La proximité du marché parisien et de l’Europe du nord, par le port de Nantes, assurent la vente.En 1999, une équipe de chercheurs de l’Université de Californie à Davis, de l’ENSAM et de l’INRA a entrepris des recherches sur l’ADN de cépages du nord-est de la France. Elle a démontré que le gamay est issu d’un croisement entre le pinot noir et le gouais B2.

Le Côt

Le côt a donné son nom à la famille des Cotoïdes, groupe de cépages originaires du vignoble du sud-ouest de la France. Il est ainsi cousin du tannat N ou de la négrette N. Il est également le fils du prunelard N : en 2009, une équipe de chercheurs de l’INRA de Montpellier et de l’Université de Californie à Davis a prouvé que le côt N est issu d’un métissage entre le prunelard N et la magdeleine noire des Charentes N1.Il semble issu du Quercy. Il aurait été transplanté en vallée de la Loire au moment de la Renaissance. À Bordeaux, il a représenté jusqu’à 80 % des vignobles de Blaye et Bourg avant le phylloxera2. La nécessité de greffage lui a causé beaucoup de tort : il est devenu très sensible à la pourriture et trop productif.

Seul le causse du Quercy lui a permis de conserver de bonnes qualités. La sélection clonale a permis de diminuer le problème de coulure physiologique. Aujourd’hui, c’est le cépage indispensable du vignoble de Cahors. Il est classé recommandé dans de nombreux départements du Sud-Ouest et du Languedoc. Il est cultivé mais actuellement peu répandu dans la vallée de la Loire (AOC Touraine et Rosé d’Anjou).

le 54-55 ou seibel

le plantet ou seibel 5455 est un cépage hybride, croisement de seibel 4461 avec un hybride de vitis berlandieri et de Jacquez (hybride franco-américain, prohibé depuis 1935). On le doit à Albert Seibel (1844-1936), à Aubenas en Ardèche.  Il fut beaucoup planté  au moment de la reconstitution du vignoble après la crise du phylloxera et surtout entre les deux guerres. Les hybrides représentaient alors 25 % du vignoble français, se concentrant sur la façade atlantique, de la Loire aux Pyrénées. Le plantet à grosses grappes compactes et à petits grains noirs très pulpeux fut un bonheur pour les vignerons de tout l’ouest du pays.